Le combat des hommes qui aiment les femmes trans

Publié le août 4, 2015
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Nous parlons souvent de la discrimination et de la stigmatisation que subissent les femmes transsexuelles elles-mêmes au sein de nos sociétés et à travers le monde. Une autre forme de rejet est à souligner lorsqu’on évoque le phénomène de la transsexualité : celui dont sont victimes les hommes attirés physiquement, sexuellement ou sentimentalement par les transsexuelles.

Parce qu’elle bouleverse les codes, suscite parfois le dégoût ou le mépris, l’union entre un homme cisgenre et une femme transgenre est loin d’être socialement acceptée. Cette alliance ébranle les schémas du couple et se heurte à des valeurs sociales, familiales et religieuses fortes. Aux yeux de beaucoup, celle-ci n’est ni naturelle ni normale et serait condamnable.

Certains hommes ont choisi une transsexuelle comme partenaire de vie et souffrent régulièrement du regard que les autres portent sur cette attirance particulière. L’attraction d’un homme pour une femme transgenre apparaît tantôt comme un mystère tantôt comme une perversion ou une déviance sexuelle. Les mêmes questions relatives à l’ambiguïté des genres et à l’orientation sexuelle sont posées à ces hommes qui luttent pour que leur attraction ne soit en rien considérée comme pathologique ou socialement déviante. Comment les hommes « trans orientés » vivent-ils leur relation ? De quels préjugés sont-ils victimes ? Faisons le point sur le combat que mènent ces hommes aimant ouvertement ou secrètement les transsexuelles.


Les 10 questions à ne pas poser à une femme transsexuelle

Publié le juillet 14, 2015
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Il y a des questions anodines, celles auxquelles on répond avec plaisir, celles qui sont inoffensives, sans arrière-pensée et d’autres qui peuvent embarrasser, gêner ou même choquer. Si vous espérez séduire une femme transgenre ou faire connaissance avec elle, témoignez-lui un intérêt sincère en évitant les questions bateau que nous vous livrons dans le présent article. Si vous n’êtes émoustillé que par sa « différence » et que seule une curiosité déplacée motive votre rencontre, vous n’obtiendrez ni sa confiance ni son amitié et encore moins son cœur.

Il y a des questions très malvenues qui conduisent la conversation sur une pente glissante et hasardeuse. Les femmes transgenres ont l’habitude que celles-ci leur soient posées. Leurs connaissances, leurs collègues, leurs amis, leurs ex et même de parfaits étrangers ont déjà balayé le terrain à maintes reprises: vous ne ferez pas preuve d’une grande originalité si vous reprenez le flambeau de ces interrogations.

Pour éviter de vous empêtrer dans cet écueil de banalités et de clichés, nous avons listé le top 10 des questions récurrentes que l’on pose trop souvent, pour ne pas dire « toujours », à une femme transsexuelle. Et pour satisfaire votre curiosité, nous vous proposons d’y répondre.

1. Quel est ton vrai prénom ?

Commençons par les présentations. Honnêtement, le prénom a-t-il une quelconque importance dans vos relations amicales ou sentimentales ? Cesseriez-vous d’apprécier une personne en raison de son prénom ? A travers la formulation « vrai prénom », vous suggérez que celui qu’elle vous donne n’est qu’un masque ou une apparence. Certes, une femme transgenre a, comme vous, reçu un prénom à sa naissance qui lui a été donné conformément à son sexe d’origine. Il est fréquent qu’une transsexuelle décide de changer son prénom simplement parce qu’elle désire posséder une identité qui correspond à sa nature profonde. Si elle se présente avec un prénom autre que celui inscrit sur son état civil, c’est parce qu’elle souhaite que cette identité soit reconnue dans ses relations sociales, à défaut de pouvoir la modifier administrativement. En lui demandant son « vrai prénom » vous soulignez que la transsexualité ne serait qu’un rôle qu’elle endosse. Or, il ne s’agit en rien d’une comédie. Il n’y a ni vrai ni faux prénom : il y a celui qu’elle porte et qu’elle a choisi en toute liberté. Le reste n’est que paperasse…


5 façons de respecter une femme trans

Publié le juin 23, 2015
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Une transsexuelle dont la « transition » a été accomplie (ou non) est une femme à part entière : elle pense, parle, s’habille, se comporte en femme et investit pleinement son identité féminine. Un seul conseil devrait être nécessaire : celui de la respecter en tant que femme et de la traiter comme vous traiteriez une autre personne de ce sexe, quelle que soit la relation que vous entretenez avec elle (amicale, sentimentale ou professionnelle). En bref, il convient d’agir avec une femme transgenre comme vous le feriez avec tout autre être humain c’est-à-dire avec respect et diligence, sans jugement ni pensée discriminatoire sur ce qu’il est.

Toutefois, les particularismes de la transsexualité ainsi que les mythes qui l’entourent nous encouragent à détailler, dans cet article, une liste de 5 principes destinés à ceux que le « troisième sexe » interpelle. Certains ignorent comment adapter leurs comportements en présence d’une transsexuelle. Par méconnaissance sur le ressenti des femmes transgenres, peut-être par gêne à leur égard ou en raison d’une certaine maladresse, il est vite possible de commettre des erreurs d’attitude, des abus de langage ou même de paraître carrément grossier si ces codes sont violés ou déformés. Faire fi de ces principes équivaut au rejet d’une partie de l’individu avec lequel vous interagissez. Ces quelques lignes ont pour but de vous orienter quant à la bonne façon de respecter une femme trans. D’une part, vous éviterez de la blesser ou de l’affecter profondément dans son identité ; d’autre part, vous réduirez considérablement le risque de passer à ses yeux pour un être inculte ou manquant de courtoisie.


Un Meetic pour les femmes transsexuelles

Publié le octobre 2, 2014
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Meetic est devenu le symbole des sites de rencontres en ligne sur le web francophone (avec des sites soeurs en Espagne, Italie, Allemagne…), depuis son ouverture en 2001, tant bien que le nom du site, Meetic, est devenu synonyme dans le langage courant de « rencontres sur Internet ». Mais depuis son ouverture, et encore aujourd’hui, Meetic ne se concentre que sur un seul type de rencontres: les rencontres hommes/femmes. Pour être plus précis: hommes nés hommes / femmes nées femmes. (en fait Meetic s’est ouvert aux rencontres gays en 2010, mais cela reste pour les gays « cisgenre »)

On trouve déjà quelques témoignages de personnes transsexuelles qui ont été bannies de Meetic, pour le simple fait qu’elles sont transsexuelles, alors imaginez le reste de la masse silencieuse qui a subit la même chose mais qui n’en témoigne pas. Meetic n’est pas « trans friendly ». En fait, tous les « gros » sites de rencontres (c’est-à-dire ceux gérés par des professionnels et dont découle une certaine qualité) n’acceptent pas de membres transsexuels. J’imagine qu’ils reçoivent des plaintes de leurs membres qui estiment que tel ou telle membre est un « fake », un « piège », ou je ne sais quoi d’autre de réaction transphobe, et que pour plaire à la majorité de leurs membres, les sites décident de bannir la minorité incomprise.


Les concours de beauté transsexuels aux Philippines

Publié le août 25, 2014
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Ce n’est surement pas évident pour un français, mais il faut savoir qu’aux Philippines (c’est le cas en Thaïlande aussi) les concours de beauté sont une vraie institution. Il y en a toute une myriade, de différentes tailles, de différents genres. Chaque petit barangay (équivalent d’un quartier ou petite subdivision d’une ville) organise plusieurs concours de beauté par an. Et pas que pour les transsexuelles bien sur, mais avant tout pour les femmes biologiques (barbarisme pour dire « une femme qui n’est PAS une femme transsexuelle« , on dit aussi « cisgenre » par opposition à « transgenre« ), pour les hommes, et même pour les hommes transsexuels. Les concours de beauté aux Philippines, il y en a pour tous les gouts!

Enlever les concours de beauté (en anglais beauty pageant) à un Philippin, c’est comme enlever le football à un Français. Et l’analogie n’est même pas si abusée que ça! Tout comme le foot, ils font parti intégrante de la culture et de la tradition du pays, c’est un divertissement populaire, qui passe souvent à la télé, qui remplit les salles (ou les stades), qui fait régulièrement la trend des réseaux sociaux… Et c’est un business, pour les gagnant(e)s, les organisateurs et les sponsors.


Comment j’ai rencontré ma fiancée transsexuelle

Publié le mai 9, 2014
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Quand on est attiré par les femmes transsexuelles, c’est comme un voyage, comme une aventure. Il y a des hauts et des bas, des moments de doutes, des moments de joie et d’excitation. Et on apprend, on fait des expériences, on se construit. Quand j’ai découvert (ou admis) que j’étais attiré par les femmes trans, c’était comme tout ré-apprendre depuis zero. J’avais déjà eu des relations avec des femmes biologiques par le passé, ce qui est déjà une aventure en soi, mais quand on s’attaque aux trans, c’est une autre paire de manche.

Déjà, vu que je vivais en France (et en province), il était très difficile de simplement rencontrer des transsexuelles. Et oui, ça ne court pas les rues, ici ce n’est pas la Thaïlande. Rencontrer quelqu’un impliquait forcément de passer par Internet, d’éplucher les sites de rencontres « spécialisés pour trans » qui étaient en général des sites de plan culs, parce que en France on dirait que l’amalgame « transsexuelle = libertinage » est très répandu. Mais comme il n’y a pas d’alternative, pas le choix. Ensuite il faut faire le tri dans les profils, reconnaitre les « vraies » transsexuelles qui cherchent à faire des rencontres sincères, normales… comme ce dont j’avais l’habitude quand je rencontrait des femmes biologiques. Ecarter les profils de professionnelles (c’est-à-dire prostituées), les profils des travestis occasionnels pour plan cul (des hommes qui aiment s’habiller en femme, mais qui ne sont nullement transsexuel, car ils n’ont pas le désir de vivre en femme et n’ont pas un coeur de femme, ils font ça uniquement par fantasme), les profils de fétichistes BDSM… et je me retrouvais avec une maigre liste de profils décents, qui forcément n’habitaient pas dans ma région.

Et donc il fallait que je commute à droite à gauche, des fois j’allais même en Belgique, en Allemagne… Forcément ce type de relations ne dure pas longtemps, avec la distance c’est difficile. Et une femme transsexuelle est en général très jalouse, et a du mal à faire confiance aux hommes…


Tour d’horizon 2014 des rencontres transsexuelles en France

Publié le avril 16, 2014
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Comme nous avons récemment traduit le site en français (ainsi qu’espagnol, italien et thai), j’ai naturellement commencé à regarder ce qui se passe sur le « marché français » des rencontres transsexuelles. Le terme sonne un peu trop business à mon gout, mais après tout, les rencontres amoureuses c’est du marketing, on se vend soi même! Voici donc mon tour d’horizon 2014 des rencontres transsexuelles en France.

2014 parce que j’écris cet article en 2014, mais j’aurais pu écrire la même chose il y a 10 ans. Le paysage des rencontres trans en France n’a pas beaucoup évolué depuis! Je me rappelle de l’époque où j’étais encore un jeune célibataire vivant en France, c’était il y a 10 ans tout pile d’ailleurs. Déjà à l’époque il était très difficile pour moi de faire des rencontres trans. Il faut dire que j’habitais en province dans une ville moyenne, j’imagine que la tâche aurait été plus facile si j’habitais à Paris. Mais les rencontres amoureuses ne sont pas le privilège des seuls Parisiens. Et d’ailleurs, pour ce qui est de la langue française, n’oublions pas que nos voisins les Belges, Luxembourgeois et Suisses le parlent également. Sans oublier nos amis lointains du Quebec.

Alors, qu’est-ce qui rend la tâche difficile en France? Deux raisons majeures selon moi.


Notre site de rencontres pour transsexuelles en Français, Italien et Thai

Publié le avril 15, 2014
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Le mois d’avril a commencé avec deux nouvelles langues disponibles pour l’interface du site: Italien et Thai. En plus de la version Française déjà disponible depuis le début de l’année 2014, et la version Espagnole peu après, et l’Anglais qui était la langue de base depuis le début, nous offrons donc maintenant notre site en 5 langues.

Pourquoi l’Anglais ne suffit pas? L’Anglais est surement la langue par laquelle commencer, car c’est la porte ouverte à tous les pays anglophones (Amérique du Nord, Royaume Uni, Australie, Philippines, Inde…) ce qui nous permet de servir un grand nombre de visiteurs déjà. Et en plus, il y a beaucoup de pays où les gens parlent un Anglais correct à côté de leur autre langue maternelle (je pense à l’Allemagne et au nord de l’Europe…). Nous croyons dur en notre mission d’unifier la communauté transsexuelle dans le monde entier, et d’aider toutes les femmes transsexuelles à trouver l’amour. Et pour ça, l’Anglais ne suffit pas.

Nous voulons servir les transsexuelles dans des pays où la langue maternelle n’est pas l’anglais, et ces pays ont souvent beaucoup besoin d’un service comme My Transsexual Date, parce qu’ils manquent d’entrepreneurs pour le faire dans leur langue native. Je pense à la France, à l’Espagne et à l’Italie notamment (les derniers de la classe en Europe en ce qui concerne la maitrise de la langue de Shakespeare :p et je dis ça alors que je suis français moi-même), je pense à l’Amérique Latine où l’Espagnol et le Portugais dominent, et je pense aussi à la Thailande.

La décision de servir notre site en Thai était très motivée par le fait bien connu que la Thailande a la plus grande population de transsexuelles (ou ladyboys, comme on les appelle là-bas) dans le monde. C’est un pays où la situation est assez similaire aux Philippines: les ladyboys trouvent rarement l’amour avec les hommes locaux et cherchent une relation avec un étranger plutôt. Mais contrairement aux Philippines, les gens ne parlent généralement pas bien Anglais en Thailande, donc nous avons voulu rendre notre site accessible en langue Thai. Notez également que nous offrons un système de translation en temps réel dans notre chat, ce qui permet à deux membres d’avoir une conversation même s’ils ne parlent pas la même langue. Ce sont des traductions machines bien sur, ce n’est pas extra-ordinaire, mais si vous écrivez des phrases simples, les traductions sont généralement bonnes.

L’Italie était le pays suivant. C’est un pays avec une bonne population de transsexuelles et les Italiens sont connus pour les apprécier. Comme la Thailande, la maitrise de l’Anglais n’est pas très répandu en Italie.

A quoi s’attendre par la suite?

Nous allons continuer de traduire le site en de nouvelles langues. Les prochains sont:

  • Allemand: malgré que les Allemands parlent en général bien Anglais, nous voulons pouvoir servir la totalité de l’Allemagne
  • Portugais: à côté du Portugal, il y a aussi le Brésil, qui est l’équivalent en Amérique Latine de la Thailande en Asie, une grande population transsexuelle et un accès facile à la chirurgie
  • Bahasa (Malaisie et Indonésie): la langue la plus parlée en Malaisie et Indonésie, qui sont des pays où les droits des LGBTs ne sont pas respectés, et qui ont bien besoin d’un service comme le notre pour faire des rencontres en attendant qu’il soit plus sur de le faire en public
  • Coréen
  • Japonais
  • Chinois: la traduction en Chinois, ça fait peur! Mais nous le ferons. D’ailleurs la Chine a des problèmes de tolérance à l’égard de la communauté transsexuelle, donc un site de rencontres décent pour transsexuelles y sera très utile

Traduire le site c’est quelque chose. Mais nous travaillons aussi beaucoup à développer le site pour pouvoir vous offrir de nouvelles fonctionnalités bientôt. Restez connecté pour en savoir plus!